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L'île
Cocos, classée au Patrimoine mondial de l'Humanité en
1997, appartient à la petite République du Costa Rica.
Située à environ 300 miles nautiques de la côte
ouest de ce pays d'Amérique centrale, sur la route des Galápagos,
« l'Emeraude du Pacifique
» -comme on l'appelle souvent- attire chaque année descentaines
de visiteurs venus du monde entier pour admirer sa beauté sauvage
et sa faune sous-marine exceptionnelle. C'est aussi la plus grande île
déserte du monde, mais sa notoriété, qui ne date
pas d'hier, est due principalement au fait qu'elle inspira à
l'écrivain Robert Louis Stevenson l'histoire de « L'île
au trésor ».
Entre
le XVIIe et le début du XIXe siècle, l'île servit
de refuge et de coffre-fort pour les flibustiers et les pirates qui
sévissaient le long de la côte Pacifique de l'Amérique
espagnole. De nombreux trésors, dont certains considérables,
ont ainsi été enterrés, emmurés ou cachés
dans les grottes innombrables de l'île par des pirates. C'est
pour cette raison qu'on la surnomme « L'île aux trésors
» et que ses premiers visiteurs, avant qu'elle ne devienne un
paradis pour les plongeurs, furent les chasseurs de trésors du
monde entier. On estime ainsi à plus de 500 le nombre de leurs
expéditions entre 1846 et 1997, l'année de son classement
par l'UNESCO. Depuis cette date, le gouvernement du Costa Rica ne délivre
plus aucune autorisation de fouilles de crainte que les chercheurs ne
dénaturent le site.
Parmi
les nombreux pirates qui fréquentèrent l'île et
y cachèrent leurs trésors, on trouve les noms de William
Davis, Benito Bonito, Bennett Graham, William Thompson. Son isolement
et sa richesse en eau potable et en bois -deux éléments
indispensables pour les navires de l'époque- la rendaient particulièrement
attrayante aux yeux de ces forbans, qui pouvaient y relâcher et
s'y refaire sans trop craindre une attaque surprise des Espagnols. Sans
oublier que l'île recèle de nombreuses cachettes naturelles,
bien pratiques pour cacher les énormes butins, fruits de leurs
pillages. 
L'île devint ainsi, en quelques dizaines d'années, le coffre-fort
le plus riche de toute l'Amérique : plusieurs centaines
de millions de dollars en or, qu'y ont déposés plusieurs
générations de pirates.
Toutefois, selon différentes sources crédibles, plusieurs
des trésors des l'Île Cocos furent déplacés
par les pirates eux-mêmes ou par leurs descendants, et cachés
sur d'autres îles du Pacifiques plus lointaines, à l'abri
des chercheurs indiscrets…
Aujourd'hui,
on retrouve sur l'île un grand nombre de signes et de noms gravés
sur les rochers de la baie Chatham,
dont certains -à condition de savoir les déchiffrer- conduisent
aux caches des pirates.
Depuis son classement en 1997, les fouilles trésoraires
sont interdites sur l'île ; il sera donc de plus en
plus difficile d'y découvrir les trésors qu'elle recèle.
Mais il subsiste plusieurs cartes authentiques,
ainsi que des révélations inédites et les confessions
écrites laissées par les pirates : après des
années de recherches, le décryptage et l'analyse de ces
documents nous ont fourni des pistes de recherches très sérieuses
et totalement neuves… Une chose est certaine : l'île
Cocos, fidèle à sa légende, a encore beaucoup de
secrets à révéler !
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