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Qui
n'a jamais rêvé, étant enfant, d'être un pirate courant la mer à la conquête
de fabuleux trésors ?
Ce
mythe universel associant les pirates et leurs trésors, symboles de liberté
absolue et de fortune rapide, a été largement exploité par la littérature
et par le cinéma. Nous avons tous lu ou vu le fameux roman « L'île au
trésor » de Robert Louis Stevenson, best-seller du XIXe siècle maintes
fois adapté au cinéma, ou, pour les plus jeunes, des films comme « L'île
aux Pirates » ou la série « Pirates des Caraïbes
» ?
Il
faut cependant se garder d'en conclure que les histoires, certes romanesques,
de trésors cachés par des pirates sur des îles désertes ne sont que des
légendes uniquement dues à l'imagination
fertile d'écrivains ou de scénaristes hollywoodiens. Les trésors de pirates
existent bel et bien, et si peu d'entre eux ont, officiellement du moins,
été jusqu'à présent découverts, il y a une raison simple : c'est que l'ingéniosité
déployée par les pirates pour les dissimuler, et les marques ou les écrits
sibyllins qu'ils laissaient parfois derrière eux n'étaient évidemment
pas destinés à permettre au premier venu de s'emparer de leurs richesses
si durement acquises. Ces plans, graffitis ou descriptions, quand ils
en faisaient, ce qui n'est pas toujours le cas, avaient uniquement pour
but de se remémorer à eux-mêmes par un langage codé ou tout autre procédé
déroutant et uniquement compréhensible à leur auteur, l'emplacement où
ils avaient caché leur trésor.
Situées
hors des circuits touristiques traditionnels, ces îles du Pacifique ont
toutes un point commun : elles recèlent de fabuleuses richesses qui, bien
que parfois recherchées dans le passé, sont toujours enfouies dans quelque
recoin d'une cocoteraie, sous le sable blanc d'une plage ou dans une grotte
sous-marine.
Cela
peut paraître incroyable, mais c'est pourtant la vérité : les trésors
existent, et tous
n'ont pasencore été découverts ! L’histoire de ces îles que nous étudions
avec passion depuis de nombreuses années nous montre qu'à une époque pas
si lointaine que cela, au XIXe siècle pour être précis, elles servirent
de refuge aux pirates et aux flibustiers assoiffés d’or, d’argent et de
pierresprécieuses qui sillonnaient le grand Océan. Leur but était généralement
de s’y ravitailler et d’y prendre quelque reposaprès des périodes de navigation
qui pouvaient durer des semaines. Mais une autre raison, bien plus impérieuse,
les poussait quelquefois à s’y arrêter : quand ils voulaient dissimuler
leurs trésors. En effet, ces richesses fabuleuses accumulées au cours
de raids téméraires devenaient vite encombrantes et pouvaient même causer
leur perte s’ils tentaient de les débarquer sur la côted'un pays civilisé.
Il
faut
dire que la zone Pacifique connaissait au début du XIXe siècle une éclosion
sans précédent d'actes de piraterie, la plupart du temps dus à des marins
du commerce se convertissant au pavillon noir par opportunismeet de manière
très ponctuelle, bien éloignés de l'esprit des flibustiers ou des corsaires
des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Les raisons historiques de cette soudaine
et quasi spontanée recrudescence des forbans sont multiples. Les peuples
des colonies espagnoles d'Amérique étaient alors en lutte contre le pouvoir
royal et se battaient pour leur indépendance. Les aristocrates espagnols
et le clergé, craignant de se voir dépouiller de tout leurs biens par
les insurgés en cas de défaite, les embarquaient par prudence sur des
navires de commerce, la plupart du temps étrangers, afin de les évacuer
discrètement vers l'Espagne. Ces richesses étaient tentantes pour les
équipages de ces bateaux composés d'hommes frustres et mal payés, et beaucoup
d'entre-elles n'arrivèrent jamais à bon port…
Plus tard,
vers le milieu du siècle, ce furent les ruées vers l'or de Californie
et d'Australie qui suscitèrent bien des convoitises. De tous ces trésors
transportés par la voie des mers, beaucoup disparurent. Certains finissant
au fond
de la mer à la suite de naufrages, comme le Central America, dont la découverte
en 1989 a fait la une des journaux dans le monde entier. Mais beaucoup
tombèrent entre les mains de pirates qui, craignant les rigueurs de la
justice, n'avaient qu'une hâte : trouver une île éloignée des routes maritimes
fréquentées de l'époque et y enfouir au plus vite leur butin. Ensuite,
gagner un pays le plus éloigné possible du lieu de leur forfait et attendre,
tranquillement, que le temps passe et que l’on oublie leur sinistre exploit.
Il ne restait plus, de préférence quelques années plus tard, qu'à revenir
sur leur « île au trésor » p our
récupérer les richesses enfouies, les ramener dans leur pays d'adoption
en expliquant les avoir découvertes par hasard et, devenus de respectables
gentlemen, de jouir paisiblement de leur bonne fortune en coulant une
retraite dorée.
Découvrez
les aventures de certains d'entre eux et celles, non moins passionnantes,
des chasseurs de trésors qui par la suite tentèrent de mettre la main
sur leurs richesses aujourd'hui oubliées de tous. La plupart du temps
en effet, les pirates n'avaient pas l'occasion ou simplement pas le temps
de mettre leur beau scénario à exécution car beaucoup connaissaient une
fin tragique et prématurée, souvent au bout d'une corde, mais aussi au
cours de rixes qui les laissaient sur le carreau ou les envoyaient pour
de nombreuses années en prison…
Un authentique
voyage dans le passé, sur les traces des pirates et de vrais trésors historiques
composés d'or, d'argent, de pierres précieuses et d'orfèvrerie !
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